Le vieil homme et la cage de verre : Adolf Eichmann et la migration d’une iconographie sous- et surdéterminées

Autores/as

  • Matthias Steinle Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, IRCAV, Centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

DOI:

https://doi.org/10.14591/aniki.v2n2.161

Palabras clave:

Adolf Eichmann, docu-fiction

Resumen

Il s’agit ici de s’interroger sur la représentation filmique paradoxale d’Adolf Eichmann, l’abondance d’images du procès de 1961 à Jérusalem contrastant avec la pénurie d’images d’archives relatives à sa carrière sous le troisième Reich et à sa fuite d’Allemagne. L’article s’intéresse d’abord aux productions fictionnelles et documentaires sur Eichmann depuis sa capture à Buenos Aires pour en déterminer les schémas narratifs et discursifs. Dans un deuxième temps, on se penche sur quelques-uns des films réalisés en Allemagne sur Eichmann après la chute du Mur. Ces docu-fictions révèlent une évolution intéressante de la mémoire culturelle par rapport à la Shoah. Pour finir est proposée une analyse du phénomène de migration d’images, à l’exemple de la fameuse cage de verre qui est devenue une sorte de « super-signe » de l’Holocauste et que l’on retrouve sous différentes formes, y compris dans des films grand public.

Biografía del autor/a

Matthias Steinle, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, IRCAV, Centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

Directeur-adjoint

Publicado

2015-07-31